Notre commune a la particularité de proposer deux feux d’artifice en quelques jours, début juillet, celui de la Saint Marsault, tiré depuis le Pont, dans un site propice, en bord de rivière, en termes de sécurité et de festivité. Puis, quelques jours après, celui du 14 juillet pour la fête nationale, sur la place de la Libération, marquant une date clé dans notre Histoire et nos imaginaires personnels.
Ce dernier est de plus en plus impacté, et souvent déplacé en hiver, en raison d’épisodes climatiques amenant chaleur et sécheresse. 
Les mois de mai et juin derniers puis ce début juillet ont montré la réitération de plus en plus rapprochée et aiguë de ce type d’épisodes (arrêtés sécheresse, risque d’incendie).
Cela nous amène à questionner chacun de nos postes de dépense.
Un feu d’artifice coûte environ 10 000 € à la collectivité pour une poignée de minutes. 10 000 €, c’est 15 jours de fonctionnement du restaurant scolaire, les subventions de nos trois plus grosses associations sportives, un quart de notre appui au centre communal d’action sociale, une année d’équipement informatique de nos écoles… C’est environ 1% d’augmentation d’impôt.
À la convergence de ces divers impératifs, il nous apparaît, en conscience, souhaitable de ne conserver qu’un unique feu d’artifice, celui du Pont.
Ce choix n’est pas fait de gaieté de cœur, il n’est pas non plus idéologique. Il est le choix de la raison. Financière et environnementale. Il n’est pas irréversible. Il pourra évidemment être reconsidéré. Néanmoins, aujourd’hui il s’impose comme une évidence.

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